top of page

Pour sa quatrième édition, le Brussels Podcast Festival récompensera les meilleurs podcasts belges francophones de l’année 2022. Un jury composé de cinq professionnel·le·s du podcast (créateur·ice, journaliste, diffuseur·euse, auditeur·ice·s passionné·e·s…) décernera trois prix aux meilleures créations podcasts belges réalisées au cours de l’année 2022 dans les trois catégories suivantes: fiction/docu-fiction, documentaire et enquête/entretien. Le public votera pour le quatrième prix: le prix du public du 24 mars au 6 avril 2023.

 

Pour tenter votre chance découvrez les conditions de participation. Attention, vous avez jusqu'au 20 février pour candidater ! 

Avec le soutien de la SACD, de la SCAM et de l’AJP.

 

LES PRIX BPF 2023

Gagnant·e·s
des prix bpf 2022

PRIX DE LA MEILLEURE ENQUÊTE · ENTRETIEN · REPORTAGE 

Le troisième âge du sexe : L'amour au home de Jacqueline Ngo Hana, Morgane Wajsberg, Sara Brarou et Marie-Flore Pirmez 

Si la sexualité est aujourd'hui largement présente dans notre société, la sexualité des vieilles gens, elle, est souvent niée, considérée comme gênante, taboue, voire même déviante. Pourtant, à 60, 70 ou 80 ans, des histoires d’amour, de complicité, de rapprochements, des coups de cœur, de véritables récits de vie et de fin de vie s’éprouvent encore.

Nous sommes quatre jeunes journalistes et nous avons voulu comprendre comment évoluent les notions d’intime, d’amour et de sexualité au grand âge. Des débuts du vieillissement jusqu’au quatrième âge, en passant par la prise en charge de la dépendance en maison de repos, pourquoi nos ainés sont-ils si souvent perçus comme des personnes fragiles et non des êtres de chair qui continuent d'entretenir une vie affective et sexuelle, remplie de sensualité et de désir ?

« Le troisième âge du sexe » est un documentaire radiophonique réalisé dans le cadre d’un mémoire médiatique de fin d’études présenté en deuxième année de Master en presse et information à l’IHECS et diffusé en janvier 2021. Le documentaire est composé de deux volets. Le premier s’intitule « L’air de rien », et le second, « L’amour au home ». C’est ce dernier que nous présentons au Prix Documentaire du Brussels Podcast Festival 2022.

 

PRIX DE LA MEILLEURE FICTION

Rouge Vif de Mehdi Bayad

Synopsis : Dans un studio insonorisé, deux hommes enregistrent un podcast. Mais de curieux événements interrompent bientôt l’expérience… Qu’est-ce que c’est d’ailleurs, un podcast ? Dans cette fiction tendue et sobre, il va se jouer un affrontement entre deux hommes sous le canevas d’un entretien qui bascule et se décale. « Rouge Vif » est une fiction radiophonique écrite, interprétée, réalisée et auto-produite par Mehdi Bayad. Cette pièce a remporté le prix international de la fiction 2021 aux Phonurgia Nova Awards, avant d’être jouée à Paris sur la scène de la Maison de la Poésie. Une fiction librement inspirée d’un essai de Jacques Rancière : « Le Spectateur Emancipé ».

Scénario, prise de son, montage, mixage et autres joyeusetés : Mehdi Bayad

PRIX DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE

Je parle toutes les langues, mais en arabe de Myriam Pruvot 

Synopsis : En 2018, j’ai eu l’opportunité de séjourner dans la région de Marrakech Safi, à l’invitation des Halles de Schaerbeek. Je devais y conduire une résidence de création sur la notion de « sacré ».

Or, comme souvent, et bien heureusement, j’ai dérivé. Et de ce voyage ont surgi plusieurs conversations auprès de différents « pratiquant·es » de la voix et de la parole : avec la poétesse et spécialiste du soufisme Touria Ikbal, une jeune chanteuse et un étudiant muezzin, le conteur et pédagogue Aziz Bouyabrine et plus particulièrement dans un dialogue riche et constant avec l’artiste et traducteur Noureddine Ezarraf. Ces rencontres m’ont mené des sommets du Haut-Atlas à la cavité d’une bouche, le long d’un sillon vocal qui mène du chant à la langue. Et dans les reliefs de ce sillon sont apparus, en creux, la mémoire des mots, les traces de la violence coloniale, un remède chanté, l’histoire des lettres et du cosmos.

La conception de cette pièce m’a beaucoup interrogé. Notamment sur l’usage du français, ou encore sur ma justesse et légitimité à tenir un micro dans un contexte culturel dont j’étais très ignorante. Pourtant, c’est bien ce trouble, cet inconfort et ces dérivations qui font qu’elle demeure précieuse à mes oreilles.

« Je parle toutes les langues, mais en arabe » a été réalisée dans le cadre d’une résidence à Marrakech en 2018 sur l’invitation des Halles de Schaerbeek.

Réalisation Myriam Pruvot

Mixage Christophe Rault

Montage Myriam Pruvot

Prise de son Myriam Pruvot

Musique Originale : Monolithe Noir & Myriam Pruvot

Musique additionnelle : Khalid Badaoui et Lahssen Bouaziz

Chant : Soulaima Laabili et Myriam Pruvot

Traduction : Noureddine Ezarraf

Avec les voix de : Abdelaziz Bouyabrine, Salim Djaféri, Noureddine Ezarraf, Touria Ikbal, Soulaima Laabili et Taha Tourani et Myriam Pruvot

Photo et illustration : Martial Prévert et Myriam Pruvot

Avec le soutien de ACSR

PRIX DU PUBLIC

Les Glaneuses - Rosine Mbakam de Sarah Semana 

Les Glaneuses est un podcast qui s’immisce au creux de la vie de réalisatrices. À travers leurs parcours, leurs souvenirs, leur intimité, nous partons à la découverte de noms de femmes, de combats inspirants, de paroles politiques. Avec Rosine, nous avons parlé de décolonisation des images, de coiffures, et de regards qui brisent les stéréotypes.  

Rosine Mbakam est née au Cameroun en 1980. Elle fait ses premiers dans le cinéma en 2001 et suit une formation en audiovisuel au Cameroun auprès d'une ONG. Elle rejoint ensuite l'équipe de la chaîne de télévision privée camerounaise STV. En 2007 elle quitte le Cameroun pour la Belgique et s'inscrit à l'INSAS à Bruxelles où elle poursuit ses études en cinéma et production audio-visuelle. 

À ce jour, elle a réalisé des portraits de femmes qui se mélangent à sa propre histoire, entre le Cameroun et la Belgique. Comme Les Prières de Delphine qui raconte l’histoire d’une jeune Camerounaise broyée par les sociétés patriarcales et livrée à cette colonisation sexuelle occidentale comme seul moyen de survie. Une parole qui met à nu les schémas de domination qui continuent à enfermer la femme africaine.

 Comment se positionner par rapport à cet héritage des images lorsque l’on est issue de l’immigration, lorsqu’on est une réalisatrice, femme et noire ? Comment utiliser le cinéma, inventer un autre langage pour parler des formes d’exclusions et de racismes? 

 

Enregistrement et réalisation : Sarah Semana

Montage : Constance Pasquier et Sarah Semana

Mixage et création sonore : Alexia Baltsavias

Illustration : Rocio Alvarez

Auteur des textes : Bertrand Gevart

Coordinatrice et productrice : Dimitra Bouras 

 

Les Glaneuses est une production de Cinergie avec l'aide de la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la COCOF, de la Ville de Bruxelles-Egalité des chances, et en partenariat avec Radio Campus.   

logo court.png
bottom of page